L’analyse des baux de 1778 est intéressante parce qu’elle permet de dater la fin de la construction de l’immeuble  La date de mai 1778 est celle qu’il fait retenir. Les débuts de l’exploitation de cet immeuble à loyers sont laborieux. Non seulement les baux se signent lentement, mais peu d’appartements sont occupés. De plus la configuration des lieux ne plait pas aux occupants (premier bail). Quant à la décoration, elle est également contestée. C’est un fait que l’on connaissait puisque c’est la famille Lesage lors de l’acquisition de l’immeuble qu’elle fera à Michel  Neveu et son  épouse neuf ans plus tard, en 1787, posera les glaces dans les appartements qui en étaient le plus souvent démunis. La configuration des appartements apparaît beaucoup plus compliquée qu’à l’heure actuelle. La cuisine est le plus souvent située à l’étage supérieur et accessible par un escalier intérieur. Enfin, on note que l’appartement auquel on monte par le perron ainsi la partie qui lui correspond et qui est à demi –enterrée et qui permettent d’accéder au jardin ne font  pas l’objet de location. On peut en déduire que la famille Neveu y vivait .  Les prix sont intéressants . Ils évoluent dans une moyenne de 1.000 livres par an .
Le premier bail de la maison de la rue de Tournon « proche de l’Hôtel de Nivernais » fut signé entre Michel  Neveu ainsi que son épouse Marie Geneviève Rousseau, habitant toujours rue du Four avec Dame Charlotte, Madeleine , Bernard d’Epaux, veuve de Jean – Nicolas d’Epaux, bourgeois de Paris, le 18 mars 1778 . Il portait sur un logement que Sieur et Dame Neveu « font bâtir actuellement ». Mais la preneuse n’apprécie pas la distribution des pièces et avant d’y emménager désire que Neveu effectue des aménagements et appose des boiseries pour l’embellir. En effet tel quel l’appartement ne plait pas à la Dame d’Epaux. Il est demandé à Neveu de faire boiser entièrement le Salon,  le faire parqueter, garnir les croisées en verre. C’est l’appartement du deuxième étage au –dessus de l’entresol accessible par le grand escalier accessible par la porte cochère , plus une cuisine accessible par un escalier intérieur au troisième étage, un garde meuble au cinquième étage dans les combles, dans le cour un bûcher pour douze stères de bois qui est loué 1.200 livres sont payés par la Dame d’Epaux en contrepartie des modifications. Le loyer sera de 800 livres payables en quarts égaux le premier commençant le 1er juillet 1778. Les parties font élection dans leur demeure jusqu’à leur entrée dans la rue de Tournon. 
Dans l’intervalle, jusqu’à ce que les appartements se remplissent de locataires, les besoins d’argent sont toujours aussi pressants. Le 11 avril 1778  , Michel   Neveu et  Geneviève Rousseau habitant encore rue du Four empruntent à Annne Charlotte Du Tôt ,  Comtesse de Bretel, veuve de Henry de Bretel, habitant Saint Germain en Laye, la  somme de  12.000 livres  constituant pour le prêteur une rente de 600 livres.   
Le second bail est conclu le 9 mai 1778 Marie Desprez avec la Veuve de François  Gallet, bourgeois de Paris, demeurant Paroisse Saint Germain l’Auxerrois. Le prix de la location est de 800 livres par an plus 24 livres pour le portier, pour l’appartement au troisième étage au-dessus de l’entresol donnant sur cour et rue.
Le troisième contrat bail est signé le 17 mai 1778 avec jouissance au 1er octobre 1778, sans doute pour que les derniers travaux se terminent . Le preneur est Marie Adelaide Delatourée veuve de Pierre Carré de Saint Pierre, avocat au Parlement, qui au moment de la signature demeure rue des Fossés Monsieur le Prince. Pour l’appartement sis au 1er étage entre cour et jardin elle  paie un loyer de 1.250 livres par an . Le premier paiement viendra à échéance le 1er janvier 1778. Le locataire y restera  six ans.
Le quatrième bail est conclu le 24 août 1778 avec l’abbé Hyacinthe Bouniol  de Montagut, substitut de la Cour de France  aumônier   ordinaire de Madame Elizabeth, demeurant à Versailles, rue de l’Orangerie, Paroisse de Saint – Louis. Le prix pour l’appartement du second étage accessible par l’escalier droite est de 1.200 livres plus une contribution de 50 livres pour le portier. Le bail se terminera le 2 décembre de la même année.
Les  rentrées d’argent ne se font pas aussi rapidement que prévu. Un nouvel emprunt de  5.000 livres est fait le 8 octobre 1778 auprès de Etienne Letondaux et sa femme Aimée Lazare produisant 400 livres de rente sur un capital emprunté de 5.000 livres
Le cinquième bail se signe le 20 octobre 1778 avec Guillaume Faipoult de Maisoncelles, écuyer, ancien officier au corps royal de Génie et de Madame Marie Claude Bergerat son épouse, demeurant rue Sainte Hyacinthe, Paroisse Saint Cosme. Pour l’appartement du deuxième étage accessible par l’escalier gauche, il est demandé 1.000 livres par an.
Le sixième contrat de bail est signé le 14 octobre 1778 entre les époux Neveu et Marie Madeleine Clémence de la Chambre. Celle –ci réside quai Dauphin, près Saint Louis, Paroisse Notre Dame. C’est l’appartement du 3ème gauche  accessible par l’escalier de droite qu’elle occupe. Il lui est demandé 750 livres de loyer par an. Elle demeurera dans l’immeuble jusqu’en 1784.

Enfin le dernier bail, soit le septième de l’année, est signé le 22 décembre 1778 entre les époux Neveu et Monsieur Louis de Carouge des Bornes avocat au Parlement et Charlotte Jouannin son épouse. Ils prennent l’appartement du deuxième étage entre cour et jardin accessible par le fond cour . C’est le prix le plus élevé que Neveu obtient : 1.500 livres plus 50 livres pour les gages du portier. La première échéance interviendra le 1er juillet 1779.